2834. Nous portons tous le poids d’être mortels et le privilège d’être vivants.
Nous portons tous le poids d’être mortels et le privilège d’être vivants.
Nous portons tous le poids d’être mortels et le privilège d’être vivants.
Devant la mort, certains se taisent ; d’autres commencent enfin à parler.
La mort n’interrompt pas ; elle accomplit.
La mort n’atteint pas ce qui a été donné en profondeur.
La mort ne supprime rien : elle déplace la lumière.
La mort nous prend tout sauf ce que nous avons donné.
Ce qui nous effraie dans la mort, c’est l’inachevé.
La mort intensifie le temps qu’il reste.
La mort effraie ceux qui n’ont pas osé vivre.
La peur de mourir naît d’une vie trop peu vécue.
Vivants déjà morts, morts toujours vivants
La terre porte nos vies comme nos morts : elle est le berceau et l’ultime demeure de l’humanité.
Toute étincelle porte en elle la promesse de sa propre disparition.
La vieillesse est le moment où l’âme se souvient que le corps n’est qu’un hôte de passage.
La mort n’éteint pas la vie, elle l’extrait du temps pour la confier à l’éternité.
Venant du néant, l’homme peut se vanter d’avoir existé pour répandre sa poussière sur la terre
Vivre pour mourir ou mourir pour vivre : devant la brièveté de la vie, on est tenté de croire qu’on meurt pour vivre l’éternité
Une absence se constate, toujours, par un déplacement, sauf la dernière
Tous les instants de vie nous appartiennent, sauf celui du retour vers l’eternité