2079. L’homme s’égare dans ses propres fictions.
L’homme s’égare dans ses propres fictions.
L’homme s’égare dans ses propres fictions.
La vérité désarme avant de consoler.
L’illusion coûte plus cher que la lucidité.
La vérité nue agit comme un froid qui réveille.
La vérité n’éclate pas : elle filtre jusqu’à dissiper les brumes.
La vérité attire moins pour elle-même que pour le repos qu’elle promet.
Quand les lucides se taisent, la vérité sert le mensonge et l’imposture devient consentie.
La vérité ne crie pas : elle attend, patiente, que le silence devienne assez profond pour qu’on l’entende.
Le menteur est cet architecte de brume qui bâtit des châteaux sur le vide.
Le mensonge est cette prison dorée où l’âme s’enferme pour fuir sa vérité.
L’illusion rassure, la vérité bouscule, mais seul celui qui ose la regarder en face devient maître de son destin.
Le temps n’efface pas ce qui est vrai ; il révèle ce qui ne l’a jamais été.
Dans le torrent des illusions, la douceur du courant se confond souvent avec la clémence du destin ; c’est dans cette insouciance exquise que l’abîme attire le plus sûrement.
Une ombre peut en cacher plusieurs autres
Un mensonge, maintes fois colporté, finit par faire croire sa vérité ã son propre auteur
Tout menteur cherche ã vivre aux dépens de ceux qui le croient
Toute appréciation porte en elle-même le miroir de son contraire, qui lui renvoie tantôt l’image flatteuse de sa propre excellence, tantôt le reflet dépréciatif de ses limites et de ses manques
Tel un miroir qui révèle l’asymétrie tout en masquant son artifice, l’homme dévoile ses vérités profondes lã où il pense les dissimuler ; mais seul le regard éveillé de l’autre peut percer cette illusion que nous prenons pour notre reflet.
Se prendre pour ce qu’on n’est pas, c’est creuser l’abîme entre l’illusion de paraître et la vérité d’être