390. Le temps apprend aux blessures à respirer.
Le temps apprend aux blessures à respirer.
Le temps apprend aux blessures à respirer.
Le temps aide ceux qui cessent de le combattre.
Le temps apaise en redistribuant le poids.
Le temps ne corrige que ce qu’on accepte de revoir.
Le présent n’attend jamais assez qu’on l’habite.
Le temps parle souvent après nous.
Le temps n’efface rien : il apprend à regarder autrement.
Vivre pleinement le présent demande d’arrêter de fuir ou d’anticiper.
Préparer l’avenir sans sacrifier aujourd’hui est un art délicat.
Tandis que le temps passe, c’est nous qui restons immobiles.
Le passé se consulte pendant que le présent se documente.
Le présent s’échappe pendant que le futur s’anticipe.
L’avenir se planifie pendant que l’imprévu devient menace.
Le temps use les faux espoirs, mais polit les vrais.
Le temps dilue les peurs et consolide les convictions.
Le temps ne guérit pas ; il transforme.
Le temps laisse des traces derrière les pas.
La répétition sculpte le temps.
Le temps glisse dès qu’on croit le saisir.
Le temps nettoie ce qu’on refusait de voir.