L’Automne

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Quand la feuille s’endort, le vent la berce et joue,
Et l’arbre désolé murmure son adieu.
Le soleil se retire en un dernier aveu,
Les cieux se teintent d’or, d’un pastel qui se noue.

Les champs dévêtus pleurent leurs fleurs fanées,
Les épis dispersés se taisent sous le gel,
Tandis que l’horizon, dans un souffle éternel,
Sombre dans l’oubli des brumes confinées.

Le ruisseau fatigué s’attarde sur la rive,
Ses vagues languissantes s’égarent en soupirs.
Les oiseaux, fugitifs, au loin cherchent l’Empire,
Fuyant cet infini où la nuit se ravive.

Le souvenir d’été, doux rêve inassouvi,
Se brise sur les flots du crépuscule en larmes.
L’ombre drape la terre en ses froides alarmes,
Et l’espoir du printemps repose enseveli.

Ainsi va toute chose en ce cycle ordonné :
La vie se fait silence et retourne à sa source.
À l’écho des saisons, tout suit la même course,
Et l’âme, en son déclin, retrouve l’éternité.

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