
Sous l’éclat naissant d’un ciel épanoui
L’aurore, doucement, habille l’horizon
Et chaque souffle d’air chante sa déraison.
Un doux frisson d’espoir traverse l’infini.
Le jour s’éveille, orné de couleurs ardentes,
Les roses du matin caressent le sommeil
Des âmes apaisées sous l’étoile vermeille.
La lumière s’épanche en promesses vibrantes.
Les cœurs s’emplissent d’un feu pur et radieux,
La vie danse au gré des ombres qui s’effacent.
Les peines, en silence, un instant se délacent.
L’univers s’offre entier dans son berceau précieux.
Sous l’azur éclatant qui chasse les orages,
Les rires enfantins se mêlent à l’éclair
D’un soleil triomphant, effaçant tout hier.
La paix tisse, en secret, l’étoffe des visages.
Ainsi s’élève un jour, parfait dans son éclat :
La joie d’exister s’y peint en transparence.
Et l’homme, contemplant cette humble évidence,
Y trouve un sens profond que nul temps n’altéra.