À ma fille
Tu es l’aube qui réinvente le jour,
La première note d’un monde qui renaît ;
Dans tes yeux danse l’écho de l’amour
Qui fit lever les étoiles en secret.
Tu portes en toi l’enfance des rivières,
Le souffle neuf des matins de cristal ;
Tes pas dessinent sur la terre entière
Les chemins d’or du rêve originel.
Miracle tendre aux mains pleines de sable,
Tu bâtis des châteaux dans l’infini ;
Chaque sourire ouvre l’impensable,
Chaque regard fait fleurir l’inouï.
Tu es ma fierté tissée de lumière,
L’évidence douce d’un bonheur vivant ;
Dans ton silence parlent les mystères
Que seul sait entendre le cœur d’un père.
Va, petite flamme aux ailes d’aurore,
Porte ton feu au sommet des saisons ;
Le monde t’attend, et moi je t’adore
Comme on chérit l’éclat des horizons.
Taha-Hassine FERHAT.